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Bon stress ou mauvais stress : réalité ou fiction ?



Bon stress ou mauvais stress ? Faisons le point

Ce blog est créé par Lionel Pages, expert en prévention du stress et en traitement de la fatigue professionnelle. Lionel Pages a créé un centre de remise en forme spécialisé dans le traitement du burn-out et le soutien à la performance. Le centre Up' reçoit des dirigeants et leurs collaborateurs en provenance de France et du monde entier. Plus de renseignements sur www.up-pro.fr.

Que dit la physiologie ?


Le stress survient quand la situation qui se présente à nous déborde notre capacité à y répondre, quand on se sent menacé ou agressé. Notez que .pour nos ancêtres, l'agression ou la menace mettait en jeu leur vie (tuer une bête sauvage, défendre la tribu) alors que pour nous, il s'agit du téléphone qui sonne trop, des bouchons en voiture, du paiement des impôts ou du dernier rapport à remettre pour hier. Cette menace déclenche un ensemble de manifestations physiques que nous connaissons tous et qui correspondent à la préparation du corps à la lutte physique alors même qu'il n'y a plus de lutte au sens propre en ce qui nous concerne.



Le stress se manifeste par une réponse biologique en 3 phases :


Lres 3 phases du stress

Les variations hormonales liées à l'installation du stress chronique


La phase d'alarme : Elle est sous la dépendance de l'adrénaline. Face à la menace immédiate, le cœur s'accélère, la sueur perle, les pupilles se dilatent, le sang se dirige vers les muscles, la tension artérielle augmente. Cette production d'adrénaline est directement libérée au niveau des muscles sur demande express du cerveau et nous permet de grimper à un arbre à deux mètres de hauteur en un seul bond parce qu'on est poursuivi par un chien hargneux.


La phase de résistance : C'est quand le stress se prolonge ! Cela correspond à ce que nous vivons tous dès que nous sommes confrontés à des journées intenses et longues au travail puis à la maison. Cette phase est sous la dépendance du CORTISOL (courbe rouge de la fig 3) qui a deux casquettes :

1/ C'est un anti-inflammatoire naturel (cortisone) qui nous empêche d'avoir mal et de sentir notre corps au cas où nous serions blessés par ce qui nous a menacé (rappelez vous la menace chez l'homme préhistorique !!)


2/ Il mobilise le sucre pour les muscles dans la durée (notez que c'est moins le coup de fouet qu'avec l'adrénaline) pour tenir face à l'agression le plus longtemps possible.


Voyons maintenant de plus prés 2 autres courbes fort intéressantes :


1/ La courbe de la SEROTONINE (courbe bleue fig 3) qui est l'hormone de la bonne humeur apparaît au plus haut en début de phase de résistance pour s'effondrer en fin de phase de résistance. On comprend pourquoi nous devenons IRRITABLE quand le stress dure.


2/ La courbe de la DOPAMINE (courbe marron fig 3) qui est l'hormone de la motivation et du plaisir est stable tant que la SEROTONINE est haute puis s'effondre en fin de phase de résistance. On comprend pourquoi nous nous sentons démotivé quand le stress dure et pourquoi nous sommes à ce stade là beaucoup plus intéressés par l'alcool, les câlins torrides ou les muffins et les twix que par les carottes crues, le jeune et l'abstinence : en mangeant du sucre, en buvant ou en s'envoyant en l'air : on cherche du plaisir pour faire remonter la dopamine.


PS : La production de cortisol est très couteuse en énergie et nutriments pour le corps. Le cortisol est un pilleur de vitalité car il installe un véritable feu biologique au fur et à mesure qu'il est produit.


La phase d'épuisement :  A force de vouloir tenir le coup, le corps s'est épuisé à produire du cortisol. De plus, la baisse de l'action antiinflammatoire du cortisol provoque l'apparition de douleurs multiples. A ce stade, il devient impossible de récupérer car notre corps est en surchauffe. Il a tellement pris l'habitude de se battre qu'il ne sait plus faire la paix.


Les courbes de sérotonine et de dopamine sont à la cave. On a donc mal partout avec le moral et la motivation en berne !


Alors bon stress ou mauvais stress ?


Nous avons compris que le bon stress ou le mauvais stress n'existe pas car le stress est une réponse physiologique à une menace. Il n'est ni bon ni mauvais. En revanche, il existe des phases tout au long du processus d'installation du stress chronique qui sont à rechercher et d'autres à fuir. Je m'explique !

Si vous souhaitez être productif, il faut savoir rester dans la zone verte ou phase propice. Vous êtes motivé(e), de bonne humeur et le cortisol vous permet de ne pas trop sentir les tensions ou la fatigue (effet anti-inflammatoire modéré) : c'est la zone du bon stress !


Si vous restez en revanche dans la zone rouge, les problèmes vont s'accumuler en terme de pépins physiques, de moral et de motivation dans les chaussettes. Fuyez cette zone car c'est la zone dangereuse ou zone du mauvais stress !


Voila, vous avez tout compris même si toute la question est de savoir comment faire pour rester dans une zone et ne pas rester dans l'autre. Mais ça c'est un autre sujet de blog....



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